Biarritz au XXème siècle

Le XXe siècle est plus contrasté avec ses phases tragiques ( les deux guerres mondiales, le bombardement de 1944) et ses moments de plaisirs comme les Années folles (1920-1930) où la célébrité de Biarritz est exceptionnelle. Aujourd’hui, elle poursuit sa route de grande station balnéaire et sportive de renommée internationale.

Les débuts de la Jeanne d'Arc

Le Cercle de la jeunesse Catholique (photo 1) devient, sur la suggestion de l'abbé Labourdette, la Jeanne d'Arc en 1908.

Sa principale activité est alors le foot-ball puis elle s'oriente vers la  gymnastique, la musique et le théâtre  au sein d'une nouvelle société l'Avant-Garde de Saint Martin qui existe jusqu'en 1934 (photo). Le foot-ball reprend à partir de 1935 et se maintient depuis.

(photos coll. Laborde)

Le Marchand d'OUBLIES

L'oublie est une gaufre mince et légère roulée en cylindre.

Le jeune marchand,  qui sillonnait les plages en portant en bandoulière ce tambour contenant les oublies, agitait une crécelle pour annoncer son arrivée.

Sur le couvercle était située une roulette pour un tirage au sort permettant le gain d'une pâtisserie supplémentaire gratuite.

Ernest Fourneau (1872-1949), un pionnier de la Chimiothérapie.

Ernest Fourneau nait à Biarritz à l'hôtel de France où son père est maitre d'hôtel. Après des études à l'école supérieure de pharmacie de Paris, en 1898, il entre aux établissements Poulenc frères, à Ivry-sur-Seine, où il crée et dirige un service de recherche de chimie organique à usage thérapeutique.

Il poursuit son parcours en Allemagne à Berlin et à Munich, auprès des plus grands chimistes allemands, prix Nobel de Chimie.

Il revient en France, chez les frères Poulenc, pour y ouvrir en 1901, le premier service de recherche en chimie organique appliquée à la thérapeutique. Sa première découverte, en 1904, est la stovaïne anesthésique local de synthèse qui remplace la cocaïne et qui sera utilisé largement et avec succés pendant 40 ans.

Appelé en 1911, par le Dr. Roux, à l'Institut Pasteur, il y crée le service de chimie thérapeutique. Il oriente les recherches vers la lutte contre les maladies microbiennes. Leur aboutissement fut le Phenergan et le Largactil, premier tranquillisant majeur qui va révolutionner le traitement des maladies nerveuses et mentales. Il découvre des médicaments contre la syphilis, la maladie du sommeil et enfin, les sulfamides qui ouvrent la voie de la chimiothérapie bactérienne mise à profit durant la seconde guerre mondiale pour sauver des millions de vies. Il termine sa carrière en ouvrant un service de recherche pour Rhône-Poulenc. 

La création du Musée de la Mer

C'est en 1932 que la municipalité de Biarritz décida la création d'un musée de la Mer qui ouvrit l'année suivante, au mois d'août. L'idée n'était pas nouvelle.

En 1883, le marquis de Folin, capitaine du port de bayonne souhaita la création d'un laboratoire de zoologie marine sur la Côte basque. En 1909 est envisagé l'installation d'un aquarium dans les sous sols de l'immeuble Darricarrère.

Puis M. Feuillade, professeur à Bayonne, défend dans le bulletin de Biarritz-Association l'intérêt de créer un Centre d'Etudes scientifiques et finalement, M. Giret, administrateur en chef de l'Administration maritime à Bayonne, réussit à obtenir la création d'un Musée de la Mer. Un premier projet de Musée maritime aquarium est établi en 1925 qui était abandonné au profit de celui qui fut construit.

Le bombardement de Biarritz

Il règne une attente fébrile.

Les gens devant la multiplication des bombardements stratégiques pressentent l'imminence d'un débarquement.

Ce 27 mars 1944, Biarritz s'éveille ne se doutant pas que ce jour là son nom va s'inscrire dans les pages de la deuxième guerre mondiale.

Déjà profitant de cette température quasi estivale les premiers baigneurs sont allés inaugurer leur bronzage. Vers 14 h 30 leur attention est attirée par un vrombissement en provenance de la mer. Deux escadrilles alliées font irruption en direction de l'aéroport de Parme pour le bombarder. Volant très haut car la D.C.A est particulièrement performante à ce niveau, l'approximation de leur tir entraîne un débordement sur la ville de Biarritz.

A l'issue du raid, on dénombre outre la destruction d'immeubles, 127 morts et 250 blessés.